La thérapie est-elle efficace contre l’angoisse ?
Tout d’abord, ce terme prend racine dans la formule latine angustia[1] qui signifie étroitesse, lieu resserré. Un des symptômes physiques de l’angoisse est d’ailleurs souvent la contraction de la gorge qui donne cette sensation de resserrement, de difficulté à respirer correctement. Dans le langage courant, elle s’envisage comme une appréhension intense liée à une situation d’attente, de doute, de solitude et qui fait pressentir des évènements devant lesquels on se sent impuissant. Ce qui était autrefois familier devient alors progressivement inquiétant et étrange.
La seconde thèse de Freud sur l’angoisse, établira cette dernière comme étant essentielle au mécanisme de refoulement. L’angoisse est un donc affect « boussole » en ce qu’elle indique les coordonnées d’un conflit propre à chaque personne. L’intérêt de la thérapie analytique est de pouvoir avancer dans la compréhension de ce nœud grâce à la parole. Il s’agit notamment d’identifier pour le patient ou la patiente, les barrières qui s’opposent de manière inconsciente à son désir. La thérapie permet ainsi d’en comprendre les intrications intimes et de les porter plus haut dans une démarche d’émancipation et de dégagement.
[1] Darrault-Harris, I. (2009). L’angoisse, sa mise en discours. Enfances & Psy, 1(1), 40-50. https://doi.org/10.3917/ep.042.0040